Viandes

Une alimentation flexivore …

Bien qu’à la maison pour le moment nous soyons omnivores, cela fait plusieurs années maintenant que je régule notre alimentation de viande à la baisse. Il parait même que pour le coup, nous serions à ranger dans la catégorie des fléxivores : des végétariens à temps partiels en quelque sorte (oui on aime bien caser les gens dans des catégories …).
Alors que nous avions, dix ans en arrière, une consommation de viande quasi-quotidienne, actuellement notre consommation de viande à la maison se cantonne à une voire, grand maximum, à deux fois par semaine. Et lorsque j’en mets au menu, la viande n’est pas l’ingrédient principal de ma cuisine, mais elle est plutôt considérée comme « viande condiment » (sauf rare exception comme le poulet rôti ou le gigot d’agneau de Pâques).

Je parle ici bien évidemment de consommation de viande à la maison, car lorsque je regarde les menus de la cantine des enfants, j’y vois de la viande et du poisson tous les jours … ce qui me semble un peu aberrant vu que l’on peut construire des menus sains et équilibrés sans avoir de la viande quotidiennement…. bref…

Le lobbying de la viande …

Je me souviens quand j’étais petite, la viande je n’en mangeais pas souvent. C’était un met coûteux d’une part et d’autre part, nous avions une alimentation suffisamment variée et équilibrée pour trouver notre bonheur ailleurs que dans la viande. Élevée en grande partie par ma grand-mère qui elle-même avait grandie dans une ferme, je me souviens du repas du vendredi midi : au lieu de de servir du poisson, c’était le jour de « sa cotelette d’agneau » (le petit péché de ma grand-mère), le seul jour de la semaine avec de la viande à table en fait.
Et puis comme tout un chacun, je pense que nous avons fini par nous laisser entraîner par tous les « beaux chants » du lobbying agroalimentaire, qui font un peu pression sur l’état pour la construction de Programme National Nutrition Santé (le PNNS) … Ce fameux sacro-saint programme que tout le monde suit à la lettre (même mon enfant de 8 ans m’en parle tout le temps, ils doivent l’apprendre par coeur à l’école je ne vois que ça -humour- …) sans se poser plus de questions que ça. Ce fameux programme qui préconise entre autre, de manger de la viande tous les jours pour avoir un apport protéiné suffisant.

Crédit photo : Shutterstock

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Une alimentation équilibrée avec moins de viande au menu !

Or ce qui me chagrine dans tout ceci, c’est que les protéines, on les trouve dans d’autres aliments qui ont été évincés de cette pyramide alimentaire : les légumineuses (les petits pois, les haricots, les lentilles, les arachides etc …), les oeufs, et les céréales (amarante, avoine, orge, quinoa, boulgour, riz …) fournissent les protéines nécessaires à couvrir les besoins nutritionnels.

Cuisiner avec moins de viande nous a permis aussi de nous recentrer sur l’origine des produits que nous consommons. Nous éloignant des viandes que l’on peut trouver sous vide en supermarché, nous avons commencer à fréquenter les artisants bouchers de notre quartier. Histoire d’être un peu plus rassurés sur l’origine de la viande que nous consommons et d’en savoir un peu pus sur sa traçabilité, nous privilégions également la viande bio.
Cuisiner avec moins de viande demande également une gymnastique de l’esprit au départ pour la construction des menus, mais petit à petit, on arrive à sortir de ce conditionnement et composer des menus à bases de légumes, céréales et légumineuses devient un vrai plaisir. Et plus encore en se basant sur les fruits et légumes de saison.

Fiches recettes autour de la viande :

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  • Pour préserver sa santé
    Les maladies cardio-vasculaires sont la 3ème cause de mortalité en France. Elles sont dûes à notre mode de surconsommation générale, et notamment notre consommation de viande.
  • Pour préserver son porte monnaie
    Manger moins de viande permet d’acheter de la viande de meilleure qualité, voire même de la viande bio.
  • Pour préserver la planète
    Consommer moins de viande pourrait enrayer à long terme la surexploitation animale dans l’industrie agro-alimentaire.