Des idées pour consommer local

Consommer local fait parti des grandes remises en question du moment, de ces préoccupations qui sont de plus en plus mises en avant, comme pour se recentrer sur des choses essentielles, comme pour se rassurer et revenir aux sources.
Sans être une extrémiste du consommer local ou du consommer de saison, j’essaie au maximum de réduire mes circuits de distribution et de trouver près de chez moi des alternatives aux fruits et légumes de Rungis ou bien encore à l’agneau de Nouvelle Zélande. Il est certain que vouloir consommer local demande quelques remises en questions et demande aussi de s’accorder plus de temps. Plus de temps pour chercher un produit, plus de temps pour le choisir, plus de temps pour trouver le producteur local qui saura satisfaire nos envies. Consommer local pourrait donc aussi être une sorte de refuge au rythme effréné de nos vies, un espace où l’on prend du temps pour partager et pour rencontrer les gens, parler avec les producteurs ou les acteurs des réseaux de distributions courts, un moyen de se faire plaisir.
Un moyen aussi de savoir un peu plus ce qu’on met dans son assiette, et d’éviter de consommer des trucs qui viennent de l’autre bout de la planète alors qu’on a le même produit sur place à  côté de chez nous.

Il existe des solutions et mise en pratiques simples pour consommer local. Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple? Pourquoi acheter de la ciboulette d’espagne quand on peut en faire pousser sur le bord d’une fenêtre?

Petit tour d’horizon d’idées simples pour commencer à consommer local (et pourquoi pas faire quelques économies)

  • Les potagers

Que ce soit des potagers de balcons, de fenêtres ou de jolis potagers en pleine terre, on peut toujours cultiver chez soi quelques aromatiques voire des pieds de tomates cerises ou bien encore des radis ! Pas besoin de s’appeler “Nicolas le jardinier” pour réussir les plantations, un peu de lumière, d’eau et d’amour apporté aux plantes suffit généralement pour se régaler avec un bon basilic maison en plein été parsemé sur les salades.

credit photo : BMeunier
credit photo : BMeunier
  • Les jardins familiaux

Les jardins familiaux ont eu leur moment de gloire et puis sont tombés dans l’oubli. Pourtant le concept est à la base simple. Les jardins familiaux sont des parcelles de potagers, gérés par une association loi 1901 et mis à disposition des jardiniers (moyennant une cotisation annuelle versée à l’association). L’exploitation à usage commercial est interdit. Pour bénéficier d’une parcelle, il faut souvent se renseigner via les mairies (ou sur le net aussi c est bien pratique)

  • Les prêts de jardins

Comme j’en ai parlé lors de cet article, un système d’échange de service de particuliers à particuliers se met peu à peu en place par le biais de sites internets Le but : mettre en relation une personne qui a du terrain mais pas le temps de faire un potager, et une personne voulant cultiver ses légumes mais n’ayant pas de parcelle sous la main. Une fois les personnes mises en relation, hop hop hop échange de bon procédé, chacun se retrouve avec du terrain et des légumes cultivés maison.

Plus d’infos :www.jepartagemonjardin.fr ou www.pretersonjardin.com

  • La Ruche qui dit oui

Pour ceux qui n’ont pas le courage ou le temps de cultiver leurs propres légumes, La Ruche qui dit oui propose de mettre en relation des producteurs locaux et des acheteurs potentiels. Un lieu de vente (mis à disposition par “la reine de la ruche” locale) permet à tout ce petit monde de se rencontrer pour dégoter les fruits et légumes issus de l’agriculture bio ou raisonnée du coin, mais aussi de la viande, du fromage, des terrines ou confitures etc … Les aliments mis en vente sont au préalable proposés en pré-vente sur le site internet de la Ruche, ce qui permet à chacun de faire ses courses à l’avance. Seuls les aliments qui ont atteint le seuil de livraison estimé par le producteur seront livrés (le producteur ne vas pas se déplacer pour 3 tomates, il ne viendra livrer que si xx kg de tomates sont commandées par exemple)

Plus d’infos : www.laruchequiditoui.fr

  • Les Amaps

Dans un concept de proximité et d’engagement entre un producteur et des amapiens acheteurs, les Amaps proposent des produits bio d’une exploitation. Les amapiens s’engagent à soutenir et à acheter le production de l’agriculteur sur une année. Ce système victime de son succès nécessite souvent beaucoup de patience pour qu’une place sur la longue liste d’attente d’accès à l’Amap se libère.
Edit : Suite au commentaire de CocoPassion, adhérente d’Amap, voici une explication plus détaillée :

les amaps proposent des produits si possible bio d’un ou plusieurs producteurs (souvent plusieurs d’ailleurs). Dans notre Amap nous avons des légumes, fruits, viande, fromages, miel, yaourts, sel, volailles, lait, oeufs…..
Les amapiens contractualisent leur engagement envers les producteurs pour une période donnée. Le soutien se traduit également par des visites sur les exploitations, des coups de main donnés par les amapiens, une caisse de solidarité…Le principe est de garantir aussi l’achat des « paniers » aux producteurs sur ladite période.

Plus d’infos : www.reseau-amap.org/

credit photo : marianiliii
credit photo : marianiliii
  • Les cueillettes

Les cueillettes sont de grandes exploitations agricoles ouvertes a public. Grosso modo l’accès est gratuit et si tu veux y aller juste pour une ballade au milieu des champs c’est ton droit. Mais tu peux aussi te hasarder à ramasser fruits et légumes de saison toi même. A la sortie tu passes à la caisse (généralement pas plus cher que ceux que tu trouves via les circuits de distributions courts).
Ici on est fans, de temps en temps ça nous fait une sortie avec les enfants. Et ça nous permet de manger de jolies fraises cueillies par nos propres soins !

Plus d’infos : google est ton ami pour trouver une cueillette dans ta région !

  • Les marchés

Pas toujours facile en région parisienne de trouver des marchés avec des producteurs locaux. Mais en cherchant bien parfois, on trouve ! En me baladant sur le marché d’Argenteuil j’ai trouvé un petit producteur qui vendait ses légumes sur le marché (perdu au milieu de la masse de maraîchers bradant les fruits et légumes de Rungis). Pas encore trouvé la perle rare dans mon marché de quartier mais je garde l’oeil ouvert. Par contre dans les villes de Province, on a moins de soucis à ce niveau là.

Et toi t as des plans pour consommer local ?

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6 réflexions au sujet de “Des idées pour consommer local”

    • Moi j’aime bien varier un peu. Les cueillettes c’est vraiment sympa mais ici il vaut mieux se lever tôt et y aller le matin sinon l’après midi c’est toujours noir de monde et il y a moins de choix pour cueillir

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  1. Bonjour Marcia,

    juste une précision : les amaps proposent des produits si possible bio d’un ou plusieurs producteurs (souvent plusieurs d’ailleurs). Dans notre Amap nous avons des légumes, fruits, viande, fromages, miel, yaourts, sel, volailles, lait, oeufs…..
    Les amapiens contractualisent leur engagement envers les producteurs pour une période donnée. Le soutien se traduit également par des visites sur les exploitations, des coups de main donnés par les amapiens, une caisse de solidarité…Le principe est de garantir aussi l’achat des “paniers” aux producteurs sur ladite période.

    Pour la ruche qui dit oui c’est bien différent et la personne qui ouvre la ruche se rémunère. Il s’agit d’un intermédiaire supplémentaire. Cette solution est une alternative aux amaps qui n’ont pas de place

    Et ne l’oublions pas : i existe également l’achat en direct chez le producteur car de plus en plus vendent en direct sous forme de paniers ou pas !!!

    Merci de mettre en avant la locavore attitude qui m’est si chère !!

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    • Merci Coco de ces précieuses précisions.

      Dans mon Amap (où nous n’avions que des fruits et légumes), il n’y avait qu’un seul producteur, mais bon mon adhésion date de 5 ans en arrière maintenant. Depuis je passe par d’autres circuits 😉
      L’avantage de la Ruche qui dit oui, c’est que tu peux choisir tes “courses” quelques jours en amont du jour de livraison, c’est un petit plus confortable par rapport à l’Amap mais effectivement il n’y a pas cette notion d’engagement.

      Et tu as raison dans ma liste j’ai oublié l’achat direct chez le producteur ! Merci pour ce partage d’idées 🙂

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  2. Je suis une abeille, depuis quelques mois je fais mes commandes de viandes, légumes, poissons, sur le site “de la Ruche qui dit oui”, se sont les producteurs locaux qui nous vendent leurs produits, pour la viande, je dois dire qu’elle à une autre saveur, et quand je le peux j’ai une cueillette “chapeau de paille” ou je vais récolter mes fruits et légumes,et de temps en temps fleurs. Merci de faire connaitre ses “points de ventes”. Les légumes ne poussent pas dans des “boîtes” lol. Bonne soirée

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